Petit retour sur une installation d'art urbain " Zeitgeist". Ensemble dans la même direction... de Gonzalo Borondo

Publié le par Claire Antoine

Photo (d'un peu trop près)  au portable, d'une installation de  Gonzalo BORONDO, devant la Gare de l'Est à Paris en mai 2015 "couple à la cabine téléphonique"
Photo (d'un peu trop près)  au portable, d'une installation de  Gonzalo BORONDO, devant la Gare de l'Est à Paris en mai 2015 "couple à la cabine téléphonique"

Photo (d'un peu trop près) au portable, d'une installation de Gonzalo BORONDO, devant la Gare de l'Est à Paris en mai 2015 "couple à la cabine téléphonique"

                  En lien, le dossier " Art Liberté du Mur de Berlin au Street Art "

 

                   Une interrogation sur l'oxymore ? Sur la fragilité humaine ?

Mise en abyme. Tous arrêtés hors de l'oeuvre et dans l'oeuvre, pour regarder dans la même direction, celle du tableau, au cadre lourd et désuet au sur-cadre détaché,  arraché d'un mur, (que le contexte désigne comme étant le mur de Berlin,  le "mur de la honte", érigé entre le 12 et le 13 août 1961 et démoli en novembre 1989) irrégulier, sorti de son "écoumène", devenu transportable, échangeable. Un  couple fantômatique qui  apparaît sur la porte fermée, et qui est perçu comme à l'intérieur d'une cabine téléphonique dont les bords latéraux sont inexistants, le regarde : deux silhouettes traditionnelles de la relation reconnaissable - selon d'anciens critères- homme/femme : lui plus grand, épaule rassurante, elle plus gracieuse sur une jambe, les mains croisées, jointes, derrière le dos. Pour conjurer le sort ? Si elle tournait la tête à 90 ° le "devant" pourrait se retrouver "derrière", là où sont déjà ses mains. Sa tête seulement  légèrement inclinée vers lui,  lui qui peut-être a les mains dans les poches ou croisées lui aussi mais à l'avant.

Ils sont dedans et dehors, d'hier montrés aujourd'hui, d'ici maintenant et déjà plus là. Le spot inutile  éclaire (ou pas, en fait je ne sais plus) en plein jour une oeuvre muséale, transplantée et intégrée de force de par la volonté et les subventions de politiques culturelles agressives. Le tout est photographié par les voyageurs-touristes arrivant /partant transitant par la Gare de l'Est, aspirés ou rejetés, par le rail. Je suis aussi à Berlin (un Berlin en morceaux choisis, qui n'est plus le Berlin clivé est/ouest) quand je suis à Paris. Le couple s'il  passe de l'autre côté du tableau va pouvoir s'engager dans une artère bordée de hautes bâtisses, filant vers le coeur artistique moderne mais pas que ...de la capitale française.        

Publié dans Installation

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