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Pesée à penser
Et, en supprimant ce qui pèse,
ce qui lui pèse ?
Qu'elle suppose être ce qui lui pèse,
parce que, tout d'un coup, elle a/aurait pris conscience, d'une certaine manière, irruptive, de la présence matérielle, la lourdeur de quelque chose qui ne peut/pouvait/pourrait se concevoir, dans son cerveau à elle, que comme un poids.
Elle a pesé ce je ne sais quoi de fardeau à l'aune de sa difficulté parfois à respirer
de son oppression qui enfle quand, certains jours, elle a parlé d'émotions, et que celles-ci ont pris vie, en ondes et flux, qu'elle s'est sentie en accord émotif, qu'elle les a reçues ou transmises, des sortes d'ondes, de flux qui ont voyagé, sont partis et revenus et ont amené aux yeux les larmes.
ou qui s'épaissit pour rien.
Alors sous le poids des ans, du jour passé, de celui qui est à advenir
sans être capable de répondre à la question,
elle s'endort.
http://www.arsmusica.be/archive/cms/imprimer.php?imprim=176&oobj=artoe&iobj=373¬ice=y
Plus qu’aucun autre titre, Dérive exprime bien le principe de germination qui caractérise la pensée musicale de Pierre Boulez.
Reprenant souvent un fragment d’œuvre ancienne qu’il greffe pour donner « naissance à une autre plante ».
"Je prends quelque fois un fragment d’une œuvre aboutie, explique Pierre Boulez,
mais un fragment qui n’a pas été utilisé,
ou que ne l’a été que très sommairement,
et je le greffe, pour qu’il donne naissance à une autre plante.
Ce sont des pièces qui sont des sortes entre des œuvres plus longues, et souvent, je m’y concentre sur un problème donné."
la composition musicale qui a toujours été celle de Pierre Boulez,
par transplantation,
refontes
et développements successifs ou parallèles
(ce que le compositeur désigne volontiers sous le terme général de « prolifération »).
L’œuvre révèle deux parties. La première, marquée « très lent, immuable », déroule un tapis harmonique insensiblement mouvant, orné des délicates volutes formées par des groupes incessants de petites notes.
De cette perpétuelle ondulation sonore émergent à distance irrégulière des notes d’appui qui offrent à l’oreille un pôle momentané et dessinent une ligne mélodique longuement étirée.
Dans la seconde partie, qui présente un élargissement progressif du tempo auquel succède un resserrement ramenant au tempo initial, la mélodie prend le pas sur l’harmonie.
Scénario du film
Dévoilement de l'étrangeté. La conscience du temps en musique contemporaine
L'ambiance du film est donnée par le poème ''L'origine de la parole " d'Yves Bonnefoy.
La lumière était si intense ! Réverbérée de partout, refluant des dalles et des murs, des voûtes même, des palmes, elle décolorait les êtres, les choses, brûlait leur ombre : rien donc en ce qui existait là, périssait là, n'indiquait plus qu'il y avait de la matière sous l'apparence, n'en accusait plus le hasard, on eût dit le présent sans fin, l'espace sans ici ni ailleurs, les essences seules à être dans leur ample bruissement clair d'air qui monte en vibrant au-dessus d'un feu.
Et je comprenais que l'été est le langage. Que les mots naissent de l'été
A l'angle de la rue Poncelet et de la rue de la Haute-Pierre se trouve la maison natale du poète Paul Verlaine, né en 1844.
Sa maison natale date du XVIIIe siècle avec un beau portail de style Louis XV messin : tympan rectangulaire décoré de losanges ornés de petites fleurs et encadré d'arabesques surmontant une espagnolette (tête féminine)
APPEL SOLENNEL suivi d'un poème de Bérangère THOMAS
(paul-verlaine.pagesperso-orange.fr/)
Chères Amies,
Chers Amis de Verlaine,
Nous apprenons que la maison où est né Paul Verlaine a été mise en vente.
Nous sommes interpellés
au plus haut point.
C'est le premier étage, là où est né Paul Verlaine que nous souhaitons défendre.
Et pourquoi pas ...lui redonner vie, afin de consacrer au poète, ce lieu unique au monde !
Il s'agit d'un bel appartement style 18° siècle : paysage de bocage et de rossignols peint pour le plafond du salon principal, en deux partie coupé par une porte décor
rocaille avec moulure et dorure, 4 pièces communicantes offrant un grand couloir...cheminée et grands miroirs.
Il est de notre devoir de défendre ce lieu où demeure l'âme de Verlaine.
C'est aussi une action à mener pour défendre la poésie et faire reconnnaître notre état de poète
dans une société si conditionnée et mécanique !
Des démarches sont en cours pour en savoir plus sur cette vente à un promoteur qui souhaite y faire de l'habitation.
Aussi, nous avons besoin de nous mobiliser et d'être prêt à nous unir dans cette démarche ambitieuse.
Nous pouvons faire une comparaison
avec le Musée de l'Auberge du Lion d'Or à Juniville dans les Ardennes en 2005,
ou avec la maison de Londres fréquentée par Rimbaud et Verlaine et qui est menacée de destruction.
Ces lieux ont été sauvés grâce à la ténacité des poètes et des Amis,
mais aussi en persuadant les institutions et des décideurs sensibles à la défense de la culture !
D' ores et déjà vous pouvez nous manifester votre soutien par l'envoi de messages via internet
ou par voie postale
et relayer de façon utile et ciblée l 'information autour de vous.
Toute expérience ou compétence en la matière sont les bienvenues.
Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure de la suite de l'affaire.
***
Voici venu le temps des frimas, du verglas.
Noël élève au ciel sa plus belle homélie,
La grande horloge sonne et tinte comme un glas,
Chaque Homme, alors, s’incline et se réconcilie.
L’espoir déborde encor des coupes d’ici-bas,
Mon cœur las se dénude, Ô la grande euphorie !
L’espoir, comme toujours, se porte à bout de bras,
Comme toujours, la fête, a un air de folie.
Voici venu le temps de saluer Christmas,
De chasser de notre âme amour et perfidie
En respirant la paix comme un brin de lilas,
Comme un parfum d’ivresse, une belle endormie.
Ce cœur là de poète, illumine un repas
En rimant et rêvant : la terre épanouie.
Portons cette ferveur et même à petits-pas,
Sur la tombe des jours où survit l’harmonie !
Bérangère Thomas]