citations. Notes.

Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 08:52

Le moindre fait est pour le poète le postulat, le point de départ d'une immensité inconnue où flambent les feux de joie des significations multiples.

Il n'est pas besoin pour partir à la découverte de choisir à grand renfort de règles, même édictées par le goût, un fait classé comme sublime. On peut partir d'un fait quotidien: un mouchoir qui tombe peut être pour le poète le levier avec lequel il soulèvera tout un univers. On sait ce que la chute d'une pomme vue par Newton fut pour ce savant que l'on peut appeler un poète. C'est pourquoi le poète d'aujourd'hui ne méprise aucun mouvement de la nature, et son esprit poursuit la découverte aussi bien dans les synthèses les plus vastes et les plus insaisissables: foules, nébuleuses, océans, nations, que dans les faits en apparence <les> plus simples: une main qui fouille une poche, une allumette qui s'allume par le frottement, des cris d'animaux, l'odeur des jardins après la pluie, une flamme qui naît dans un foyer. Les poètes ne sont pas seulement les hommes du beau. Ils sont encore et surtout les hommes du vrai, en tant qu'il permet de pénétrer dans l'inconnu, si bien que la surprise, l'inattendu est un des principaux ressorts de la poésie d'aujourd'hui. Et qui oserait dire que, pour ceux qui sont dignes de la joie, ce qui est nouveau ne soit pas beau? Les autres se chargeront vite d'avilir cette nouveauté sublime, après quoi elle pourra entrer dans le domaine de la raison, mais seulement dans les limites où le poète, seul dispensateur du beau et du vrai, en aura fait la proposition.

Le poète, par la nature même de ces explorations, est isolé dans le monde nouveau où il entre le premier, et la seule consolation qu'il lui reste c'est que les hommes, finalement, ne vivant que de vérités, malgré les mensonges dont ils les matelassent, il se trouve que le poète seul nourrit la vie où l'humanité trouve cette vérité. C'est pourquoi les poètes modernes sont avant tout les poètes de la vérité toujours nouvelle. Et leur tâche est infinie; ils vous ont surpris et vous surprendront plus encore. Ils imaginent déjà de plus profonds desseins que ceux qui machiavéliquement ont fait naître le signe utile et épouvantable de l'argent.

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 06:30

(Préface à  Geneviève Decrop, Des camps au génocide) intuition source chez Hannah Arendt  " la destruction des Juifs et des Tziganes n'a pu être politiquement pensée que sur les ruines du politique"
càd " cette volonté tenace et toujours menacée de mettre à distance, de composer avec l'inéluctabilité de la mort, de bricoler un arrangement avec le précaire et l'éphémère".
Le politique est une invention des Grecs de l'Antiquité.
Il disparaît quand l'Empire romain se fait totalitaire.
Il réapparaît dans les cités (italiennes surtout) du MA, est théorisé par les humanistes florentins ( Machiavel en tire violemment les conclusions)
La Révolution française est  à cet égard, à la fois refondation et négation absolue, quand, lors du paroxysme montagnard, elle se veut transparente.

L'entreprise hitlérienne se veut destruction du politique...Le stalinisme est lui aussi totalitaire, détruit le politique mais autrement, en maintenant la fiction efficace en dehors de l'Union Soviétique, d'un parti ouvrier et d'une Internationale porteuse d'une espérance universaliste.

Il y a bien une utopie hitlérienne incarnée dans "les cathédrales de lumière" (+)et les trous de l'espace où a lieu l'extermination pure et simple (-) Utopie + = surhomme; utopie (-) = sous-homme.
Ainsi se cristallise dans le tissu social, le programme hitlérien. 

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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 06:51
titre : pour Elias, l'individu n'existe jamais autrement que dans son essentiel et constitutif rapport aux autres. Il n'y a pas de formes a priori et universelles de l'entendement, il n'y a pas de sujet libre et autonome : il n'y a que des situations historiques et sociales dans lesquelles les hommes sont insérés.
La société, c'est comme une danse de pavane ou de quadrille : essayez d'isoler les gestes de l'un des danseurs, ils paraîtront vides de signification. C'est l'ensemble qui donne un sens aux mouvements de chacun. C'est la configuration. Ou plutôt les configurations, selon le niveau où l'on veut placer l'analyse : ce peut être la ville, le groupe familial, la nation, etc.
Il serait sans doute injuste de réduire à quelques thèses abstraites une pensée aussi riche, appuyée sur tant de démonstrations limpides et concrètes.
Mais il faut aussi insister sur un autre point l'oeuvre d'Elias est un coffre à trésors, qui contient bien des clés pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Elle distille au fil des pages mille et un aperçus sur la question du racisme et de l'intégration, sur la structure des états nationaux, ou encore sur la revendication des droits de
l'homme.
A une époque où semble renaître la vieille philosophie des professeurs qu'il a tant combattue, dans laquelle le ressassement éternel des textes de Kant remplace la réflexion créatrice, chacun verra au prisme de ces deux joyaux qui paraissent aujourd'hui ce que penser veut dire.
DIDIER ÉRIBON
« Norbert Elias par lui-même »,Fayard,190 p
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 06:54

Le spectacle de la vie parisienne

 

 

[…] car, à Paris, tout fait spectacle, même la douleur la plus vraie. […] Aucun peuple du monde n’a eu des yeux plus voraces.

Honoré de Balzac, Ferragus.

 

... ligne directrice de cet exposé : l’idée que Paris est un spectacle, désirable, et non seulement un livre à lire et à déchiffrer, comme l’a si justement montré Karlheinz Stierle. Le spectacle n’est pas seulement celui de « la ville », dont les littérateurs « panoramistes » puis les chroniqueurs de la presse, grande ou petite, s’épuisent tout au long du siècle à saisir les multiples aspects. Plus que dans la ville monumentale — ou dans le Paris officiel, capitale institutionnelle de la France —, le spectacle est bien dans la vie. Non certes dans le « Paris vécu » de tout un chacun, mais dans ces tranches de vie, détachées, irisées, constamment refilmées, qui fomentent ce qu’on va appeler, à partir de Balzac surtout, la vie parisienne. Des « scènes de la vie parisienne », donc, mais qui, pour mériter l’expression au sens fort, au sens langue, doivent, de préférence, avoir pour cadre les épicentres de cette vie festive, attractive, érotisée, offerte aux voracités oculaires : le Palais-Royal jusqu’en 1830, le Boulevard ensuite.

Que ce qu’on va appeler — peu à peu, mais pas tout de suite — la « vie parisienne »
a donc ainsi eu partie liée, de naissance, avec une spécularisation du spectacle urbain, et avec une scénarisation de la vie qui s’y déroule, c’est la thèse que je me propose de soutenir.
La vie parisienne, ou comment Paris a réussi ce prodige :
être une ville tout entière montrée, exhibée, illuminée,
colorisée ; et tout cela dans le registre du plaisir, de l’effervescence visuelle, du tourbillon et de la dépense.

La vie parisienne, ou comment une ville a su devenir attractive, désirable, jusqu’à susciter l’envie de tous, en particulier celle des exclus, des
en-dehors : les pauvres, les provinciaux, mais d’abord aussi les étrangers, rêvant de s’éblouir aux lumières de la Ville. Pour en savourer tous les plaisirs. Mieux encore, pour s’« en fourrer jusque là », comme le répète en refrain le héros d’Offenbach. Car la « vie parisienne », ce fut aussi cela : un spectacle luxurieux d’exportation.

Oui, grâce à tous ces montreurs de ville un peu voyeurs, un peu bateleurs, un peu maquereaux même, qui se sont faits les chantres de la Babylone moderne, je me propose de repasser quelques scènes de cette comédie arsouille aux cent actes divers : la vie parisienne.

 Car prévaut la vision d’une ville fragmentée, morcelée en « faubourgs », qui sont « comme autant d’univers séparés l’un de l’autre, bien plus que si chacun d’eux était entouré par la grande muraille de Chine ». Une ville en miettes, faite de contrastes saisissants et de cahots scopiques.... 

...Karlheinz Stierle...  (La Capitale des signes), ...  Paris comme livre à décrypter,  ...ancrée dans une longue histoire 
La thèse de
La Capitale des signes est que la grande ville est alors la proie d’une « poussée d’abstraction » sous l’influence du devenir marchandise de toute chose, et de l’anonymisation des sujets de la production, rendus palpables dans cette machine à dépersonnaliser les passants qu’est l’omnibus, avec ses tracés abstraits.

      Mais ...Paris  est
aussi-déjà sur le chemin de ce qui, au xxe siècle, s’appellera la « société du spectacle » (Guy Debord).

Car si l’omnibus dépersonnalise, induit des réseaux où les personnes sont secondes par rapport aux structures,
il fait aussi que le
voyeur d’omnibus focalise, détache des morceaux visuels éphémères, des petits blocs urbains d’une grande intensité. D’autant plus que ce qui s’y consomme, ce ne sont pas des pans de ville architecturale, mais bien des tranches de vie parisienne.

À côté donc d’un devenir-abstrait de la ville, et comme étant son revers illuminé, voici donc un devenir-spectacle de la ville et de ses acteurs. Nul mieux que Mme de Girardin ne l’a compris, dans une de ses chroniques de La Presse. C’est l’œil même du sujet urbain qui est devenu un œil pour le spectacle, par contagion avec la ville-spectacle, nous explique le vicomte de Launay : La réalité parisienne est toute dans l’aspect. Nous avons des yeux de diorama, de panorama, de néorama : les effets d’optique suffisent à la légèreté de nos regards. […] Être n’est rien, paraître est tout.

 Et si le cher vicomte n’a pas compris l’omnibus, s’il se plaint de la vitesse qui moleste le flâneur, il a en revanche très bien compris la nécessité du « poème de l’étalage », comme dit Balzac :

 […] les rues aujourd’hui sont des bazars où chacun étale ses marchandises […] les trottoirs, déjà si étroits, sont envahis par une exposition permanente […].La ville scénarisée, mais non pas pour le simple plaisir des yeux : scénarisée pour et par la marchandise ; la ville devenue elle-même déjà une immense vitrine. Et si le néon n’est pas encore inventé, voici déjà qu’on éclaire au gaz tous les Boulevards :

C’est admirable ! cet hiver on y verra mieux la nuit que le jour.

 Prodige pour les yeux, mais prodige aussi pour le commerce, qui, lui aussi, vit de « représentation ». En témoigne le recours alors habituel aux charmes sémaphoriques de la « demoiselle du comptoir », comme appas pour les débits de boisson, cafés ou estaminets. À l’auteur d’un article de mœurs sur cette figure obligée de la comédie parisienne, ladite demoiselle donne à rêver à cette notion de « représentation », sous sa forme à la fois abstraite et imagée.

 le beau est souvent pris pour l’utile. Un mot qu’on retrouve quand Balzac évoque les boulevards, dans son « Histoire et physiologie des boulevards de Paris » :[…] de deux heures à cinq heures, sa vie atteint à l’apogée, il donne sa grande représentation gratis. Ses trois mille boutiques scintillent, et le grand poème de l’étalage chante ses strophes de couleurs depuis la Madeleine jusqu’à la porte Saint-Denis. Artistes sans le savoir, les passants vous jouent le chœur de la tragédie antique […]. Ils vont comme des ombres ou comme des feux-follets.

 Dans ce mot au moins biface, j’ai envie de voir le passage entre la thèse de Stierle et le complément que j’aimerais ici lui apporter. Oui, en régime capitaliste, tout est soumis à l’abstraction de l’équivalent général. Mais la marchandisation de toute chose implique sa spectacularisation. La marchandise doit se faire désirer ; et, pour cela, se faire voir. Pour vendre, il faut avoir recours à une érotique des apparences. Et la vie parisienne, au sens restreint et spécial du mot — qui se dégagera surtout après 1850 —, la vie parisienne comme langue, est comme la mousse de champagne de cette érotique-là. Celle-là même qui, aujourd’hui, fait valser nos pubs

Ce qui fait que le spectacle n’est pas si abstrait que cela. De l’ordre du visible, et pas seulement du lisible. Pire encore, du désirable. Balzac ... une analyse en termes d’économie libidinale de « l’œil des Parisiens ». « Organe » vorace, nous dit Gaudisart II, « le plus avide et le plus blasé qui se soit développé chez l’homme depuis la société romaine, et dont l’exigence est devenue sans bornes, grâce aux efforts de la civilisation la plus raffinée » et chargée de désir :

 Cet œil consomme des feux d’artifice de cent mille francs, des palais de deux kilomètres de longueur sur soixante pieds de hauteur en verres multicolores, des féeries à quatorze théâtres tous les soirs, des panoramas renaissants, de continuelles expositions de chefs-d’œuvre, des mondes de douleurs et des univers de joie en promenade sur les Boulevards ou errant par les rues ; des encyclopédies de guenilles au carnaval, vingt ouvrages illustrés par an, mille caricatures, dix mille vignettes, lithographies et gravures. Cet œil lampe pour quinze mille francs de gaz tous les soirs ; enfin, pour le satisfaire, la Ville de Paris dépense annuellement quelques millions en points de vues et en plantations.

 

À l’évidence, le spectacle de la ville – et de ses vies –, tout feu d’artifice qu’il était, faisait aller la pulsion, scopique ou pire. Et si nous-mêmes continuons de marcher aux prestiges équivoques de la vie parisienne, c’est certes en historiens et en sémiologues, mais aussi en voyeurs : en « gastronomes de l’œil », comme dit Balzac. Accros encore à la « ville aux cent mille romans ». Désireux d’en « lamper » les « mouvantes poésies ».

 

 

 




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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 08:22
http://www.louest.cnrs.fr/publications/bouchier_martine/
VERS UNE CULTURE GÉNÉRIQUE 

Le succès des Nuits Blanches (500 000 visiteurs en 2002, 1.5 à 2 millions en 2007)
– concept initié en 2002 par Jean Blaise alors attaché à la culture de la Mairie de
Paris – ,
a généré la prolifération du modèle d’abord dans les grandes villes
françaises
puis en Europe, de Rome à Madrid, de Bruxelles à Riga ou Lisbonne et
l’on compte aujourd’hui quatorze villes participant au réseau culturel mondialisé
des Nuit Blanches 8. Ainsi, Tel Aviv, Gaza, Istambul,
Rio de Janeiro, Tokyo, New York et Toronto intègrent
une charte commune diversement interprétée
notamment pour ce qui concerne la gratuité de la manifestation. Ouvertes à tous,
6 Voir à ce sujet, Thierry Davila, Marcher, créer, déplacements,
flâneries, dérives dans l’art de la fin du XXe siècle,
Ed. Du regard, 2002.
179
7 Fondée en 1977, la décennale “Skulptur Projekte Münster”
est la seule manifestation en Europe essentiellement centrée
sur l’exposition de sculptures dans l’espace public.
Initialement installée dans le centre ville (1977), la
manifestation accompagnait, en lui donnant une visibilité
“esthétique”, le projet de requalification et de développement
du centre ville. Disséminé sur l’ensemble du
territoire communal, le projet participe aujourd’hui
à l’articulation du centre ville avec sa périphérie.
8 Voir à ce propos le “Dossier Documentaire” accompagnant
le Cycle “Art [Espace] Public”, La Sorbonne, janvier-mars
2008.
focalisées sur la création contemporaine, les Nuits Blanches mettent en scène
l’espace public et profitent de cette occasion pour organiser des services adaptés
aux programmes d’actions (signalétique, sécurité, “mobilité douce”, transports en
commun, navettes fluviales etc…).

Affichant la variété sur la base de l’unité d’un
tracé rectiligne, le parcours des Nuits Blanches 2007 s’est superposé à celui de la
dernière ligne de métro construite à Paris, la ligne 14. Il organisait la perception
et la réception de l’événement comme un tout donnant une image idéale de la ville
marquée par la valorisation de deux pôles de développement avec, au point de
départ du parcours, le quartier des Batignolles (site potentiel des jeux
olympiques 2012), au point d’arrivée le pôle de développement Seine rive gauche
et la dalle des Olympiades. Dédiée à Ingrid Betancourt, la “Nuit Blanche” 2007
exploita à Paris et à Madrid à des fins non-culturelles, la visibilité de l’événement
qui devint une plateforme médiatique à portée politique et humanitaire.



De tels événements urbains construisent l’image de la ville en utilisant la puissance iconique de l’art contemporain pour donner à une masse de spectateurs l’impression d’une harmonieuse cohabitation entre patrimoine commun, projets artistiques innovants et maîtrise de la gestion urbaine.
Fortement symbolique,
la liberté de mouvement accordée à la masse qui, chose exceptionnelle,
est invitée à descendre dans la rue, à envahir les places et les monuments, à se
déplacer en groupes ou en bandes, est le résultat de la mise en oeuvre de
principes de médiation culturelle “soft” proposant sans l’imposer, une forme de
relation entre le public et l’événement dont ils sont les consommateurs-acteurs. 
Les publics − touristes, familles, ou groupes d’adolescents − vivent, expérimentent
et célèbrent la démocratisation éphémère de la culture.

Contraignant
le parcours physique et le point de vue, le tracé prédétermine le discours sur les
choses.

C’est précisément par l’organisation d’événements se déroulant le long
de parcours reliant des faits urbains forts donnés à voir par le prisme de
l’art contemporain, que se définit une “identité visuelle officielle” de l’urbain.
Si l’ampleur et la diversité des phénomènes de métropolisation appellent d’autres
modèles que celui du pittoresque, celui-ci reste cependant ancré dans les pratiques
curatoriales actuelles, et l’observation du schéma structurel de fonctionnement de
cette notion éclaire certains mécanismes à l’oeuvre aujourd’hui dans le processus
d’esthétisation de la ville lorsqu’opèrent les fêtes urbaines de plus en plus
nombreuses partout en Europe. L’esthétique pittoresque avec sa cohorte de règles,
de contraintes et d’exclusions ressurgit en effet dès lors que sont sélectionnés et
mis sous les projecteurs tel artiste, tel lieu, tel quartier, telle friche ou tel entrepôt.
Un premier niveau définit le pittoresque comme ce qui est “digne d’être peint”
ou du moins digne d’être cadré en une image, ce qui peut être traduit et codifié.
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