117 "Au crochet" dans les lignes et les mots de Guy Debord

Publié par Claire (C.A.-L.)

Illustrations " Sur la Seine" (photos de portable)

Texte écrit à partir des thèses 1 à 34 de La société du spectacle

Registre : "genre plutôt déprimé"

Cumul de signes

Présentation

d'images éloignées

qui fusionnent et qui s'offrent à la

Contemplation...

Monde inversé pseudo objet faux reflet

Vide

du mensonge à soi

Refermé sur lui-même sans passage-gué

Métonymie

la partie pour le tout le symbole pour l'objet

l'assiette pour les légumes ou la viande,

le poisson ou les fruits

la voile pour le navire

le mouchoir pour ta peine

la scène pour ta vie

Là-bas je te vois

En partie de toi

Moi

Liée à toi

Donnée à toi

Te connaissant en entier dans cette partie que tu montres

je te reconnais et te reconstruis

par mon regard qui te prend en moi

et en otage

- Je te touche

je te dois quelque chose à toi mon otage.

Je ne pourrai pas me détacher de toi

Contiguïté

Je suis dans la salle et je regarde quelque chose

que je reconnais de moi

sur cette scène

devant laquelle j'ai pris place

avec une glace

avec mes doubles lunettes

pour plus voir plus près en zoom

pour lècher de ma langue sidérée la mangue, la menthe et la vanille

Substitutions

qui avec le pop corn boucheront

l'orifice laryngé phonatoire...

Je suis là pour tes artifices

Qu'ils me donnent envie de les imiter dans ma vie

Pas sur l'écran pas sur la scène

dans la rue, dans le chemin qui monte dans un jardin, dans une cuisine,

où je danse et je chante et je mange

et je ris et je vis

Et je souhaite infiniment

croire

que tes reflets et les ombres sont autre chose que ce que

je sais qu'elles sont

et qui me vident de ma substance d'être et qui créent

en lieu et place une boule d'angoisse de vide de néant

Si je suis malade avant

je suis malade et pendant et après

Le spectacle ne me débarrasse pas de mon corps souffrant

La tête oublie mais pas le corps

L'unification par le regard

ne sera pas

ne sera pas au rendez-vous

mais mimée jouée jonglée, approuvée commentée

subventionnée...

Publié dans poème