Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 08:30
EXTRAIT
Née en 1875 à Poitiers, couturière, Louise Saumoneau s'engage très jeune dans le combat politique et syndical. Elle militera jusqu'à sa mort, en 1950, animant le journal la femme socialiste, puis le bulletin Propagande et documentation. Pacifiste, elle voit avec espoir se lever la grande lueur à l'Est, prône l'adhésion à la IIIe internationale mais refuse les exclusions de ses camarades et reste fidèle à la vieille maison. Membre de la CAP dans l'entre-deux guerres, proche de Paul Faure, son pacifisme lui fait condamner l'attitude belliciste des blumistes. Après guerre, elle rejoint le Parti socialiste démocrate de Paul Faure.
La conférence de Louise Saumoneau, prononcée lors de la fondation du premier groupe féministe socialiste (1899), marque une étape dans l'organisation des femmes. Elle a donc 24 ans quand elle prend la parole et le tableau qu'elle dresse de la condition des femmes à quelques mois du saut dans le XXe siècle est sans concession. Dans cette société capitaliste, les femmes doivent se libérer d'une double exploitation, économique et culturelle, et elles ont une double responsabilité, comme mère, éducatrice de futurs citoyens et citoyennes, et ouvrières, concurrentes de l'homme sur le terrain économique. C'est dire si leur rôle est primordial, et que de leur émancipation dépend l'avenir de la société toute entière. Louise Saumoneau, avec fougue et passion, invite les femmes à comprendre les données du problème et à prendre en main leur destin. 
Par Claire - Publié dans : Activités diverses
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 07:57
 REALITE  BIEN PLUS COMPLEXE QU'ON NE L'IMAGINE
cf l'article passionnant de Liliane Kandel et Françoise Picq
 
Le mythe des origines, à propos de la journée internationale des femmes, La Revue d’En face, n° 12, automne 1982
 Que commémore-t-on le 8 mars de chaque année ?

Une seule chose est sûre, 
c’est à la deuxième Conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, en août 1910, que fut prise,
à l’initiative de Clara Zetkin,
la décision - avalisée par le congrès de l’Internationale qui suivit - de célébrer chaque année une journée internationale des femmes. Elle reprenait l’initiative des femmes socialistes américaines qui avaient décidé, à partir de 1909, d’organiser chaque année, le dernier dimanche de février, une journée nationale pour l’égalité des droits civiques.

Les femmes socialistes n’avaient pas fixé 1857 comme événement primitif à commémorer, pas davantage ne s’étaient-elles prononcées pour la date du 8 mars, mais seulement sur le principe d’une célébration. Dans sa résolution de Copenhague, C. Zetkin proposait du reste de la fixer tous les ans, au moment des “ fêtes de mai ”. 

C’est la direction du parti social-démocrate allemand qui fixa la première journée des femmes au 19 mars 1911, date nullement choisie au hasard.
Depuis longtemps, la social-démocratie allemande commémorait à cette date deux événements : la révolution allemande de Berlin en 1848, et la Commune de Paris - et tous les ans en mars, bien avant 1911, Die Gleichheit appelait les femmes à se joindre aux manifestations prévues. 
C’est donc sous le signe de deux dates importantes du mouvement ouvrier international que la journée internationale des femmes fut placée, dès sa naissance[...]. 
II n’y avait pas en France à ce moment de groupe de femmes socialistes capable de reprendre cette initiative, et il n’y eut pas de manifestation à Paris avant 1914 .

 Le mythe,[...] légende,... origine symbolique donnée récemment à une célébration beaucoup plus ancienne. 

A-t-il paru nécessaire de détacher la journée internationale des femmes de son histoire soviétique pour lui donner une origine plus internationale, plus ancienne que le bolchevisme, plus spontanée aussi que la décision d’un congrès ou l’initiative de femmes affiliées à des partis ? La date de 1857 a-t-elle été choisie comme un dernier hommage à Clara Zetkin, née cette année là et dont la journée internationale des femmes comme le mouvement socialiste féminin international fut entièrement l’oeuvre ? 
Quoiqu’il en soit, il nous semble que ce mythe d’origine, forgé a posteriori, est parfaitement conforme à ses objectifs, les femmes socialistes, réunies à Copenhague en 1910 auraient pu le choisir. Cette représentation de la lutte des femmes - ouvrières luttant pour leurs conditions de travail - est bien celle que privilégiaient les femmes socialistes de cette époque : 
-  des ouvrières seulement, pas des demoiselles des postes, des secrétaires ou des prostituées ; 
-  pour leurs conditions de travail seulement, pas contre la domination masculine ou pour le droit des femmes à la parole. 
Pourtant dès l’instauration de la journée internationale des femmes la revendication centrale était celle du vote des femmes. 
Pour nous au contraire cette vision de la lutte des femmes pose quelques problèmes si on la réfère à la situation de l’époque et aux conflits dans le mouvement féministe du début du siècle. La lutte des ouvrières pour leurs conditions de travail fait certes partie de la lutte des femmes, mais nous refusons qu’elle soit prise en modèle unique, seul acceptable et opposé à toutes les autres considérées comme “ bourgeoises ”. Nous refusons que cette version féminine du premier mai soit célébrée pour mieux être démarquée des luttes féministes pour l’égalité juridique ou le suffrage des femmes, de l’acharnement des intellectuelles forçant l’entrée des carrières interdites aux femmes, de la résistance des suffragettes anglaises torturées et gavées de force dans les prisons... Nous refusons que cette lutte d’ouvrières soit légitime, et non celle des travailleuses imposant, contre des ouvriers, leur droit au travail et leur admission dans les syndicats []. Nous refusons que la lutte des femmes ne soit reconnue que lorsque, partie de la lutte des classes, elle s’y intègre avec soumission et n’y soulève aucune contradiction[..]. 

La lutte des sexes était-elle antithétique avec la lutte des classes ?
Toutes les femmes socialistes n’étaient pas de cet avis. Madeleine Pelletier, la plus célèbre des femmes socialistes françaises d’avant 1914 s’était opposée sur ce point avec Clara Zetkin, à la Conférence de Stuttgart, le point de vue de celle-ci avait triomphé : la séparation complète des femmes socialistes d’avec les féministes bourgeoises. Madeleine Pelletier n’alla pas à Copenhague  mais on peut penser qu’elle fut comme son amie Caroline Kauffmann choquée par I’antiféminisme de cette Conférence et “l’intolérance” des femmes socialistes .[...] 
Le GDFS ne fut même pas la petite classe du parti ; par crainte du féminisme, Louise Saumoneau y fit voter des statuts tels que ne pouvaient y adhérer que les femmes déjà inscrites au parti. Ainsi le groupe s’interdisait de développer un mouvement féminin de masse pour l’attirer au parti. II ne cherchait pas non plus à obtenir pour les femmes la plénitude de leurs droits, mais bien plutôt à protéger les femmes socialistes, et particulièrement les ouvrières, de la subversion féministe. 

L’organisation, le 9 mars 1914, d’un meeting pour célébrer - pour la première fois en France - la journée internationale des femmes fut l’activité principale du groupe pendant les dix-huit mois de vie qu’il connut avant la guerre.  

La brève rencontre, pleine de promesses du féminisme et du socialisme à la fin du siècle, s’achevait pour laisser place à la théorie du “ féminisme bourgeois ”, élaborée non contre les grandes dames du féminisme que les femmes socialistes ne rencontraient guère sur leur terrain,
mais contre les féministes sociales dont l’activité militante était tournée vers les ouvrières, ou contre les féministes socialistes qui refusaient la subordination des revendications féminines aux intérêts supérieurs de la classe ouvrière indivisible et de son parti.
 
Les décisions de la Conférence de Copenhague : célébration de la journée internationale des femmes et création de groupes de femmes socialistes, concouraient au même objectif : faire apparaître un mouvement de femmes socialistes distinct du féminisme ; tracer entre les femmes une infranchissable ligne de classe, ligne de marquage et de démarcation, schéma d’explication sommaire des contradictions : les revendications des “ bourgeoises ” ne peuvent avoir d’autre objectif que de conforter le capitalisme, seules sont “ prolétaires ” celles qui exigent la collectivisation des instruments de production (voir notamment Suzon,Féminisme et Socialisme). 
Louise Saumoneau fut, comme le dit Charles Sowerwine, “ l’architecte de cette rupture qu’elle imposa au mouvement socialiste féminin du XXe siècle ” ; rompant avec le mouvement féministe, elle “ empêcha le mouvement socialiste de prendre en compte les problèmes féminins, de lutter pour l’égalité des sexes en même temps que pour l’égalité des classes ” []. 
Clara Zetkin, quant à elle, l’initiatrice de la journée internationale des femmes, dirigeante internationale des femmes socialistes, luttait pour faire prendre en compte les problèmes féminins par le socialisme, mais elle aussi refusait toute action concertée avec le féminisme qualifié de bourgeois. “ Marx, disait-elle, a forgé le glaive qui a tranché les attaches entre mouvement féminin prolétarien et bourgeois ” []. 
Une tradition qui nie avec tant de constance le droit des femmes à s’organiser de façon autonome, en dehors des organisations et partis politiques traditionnels pour lutter contre leur oppression, peut-elle être reprise sans danger ? Peut-elle être utilisée, voire détournée, par celles-là mêmes qui depuis des années, se battent précisément pour assurer l’indépendance des luttes de femmes ? 
C’est peut-être l’un des enjeux des diverses manifestations du 8 mars 1982 en France, que de répondre, aussi, à cette question.

Par Claire - Publié dans : Activités diverses
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 07:27

 

C’est la journaliste allemande Clara Zetkin ( 1857-1933) qui a lancé l’idée d’une Journée internationale des femmes.Directrice de la célèbre revueDie Gleichheit (L’égalité), qu’elle a fondé en 1890, Clara Zetkin s’inscrit dans une perspective révolutionnaire. C’est elle qui convoqua les conférences internationales des femmes socialistes de Stuttgart (1907) et de Copenhague (1910) où elle imposa son point de vue et qui l’élirent secrétaire, faisant de son journal Die Gleichheit leur organe officiel.

A  Copenhague en 1910, lors de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes,
elle  propose, pour la première fois,
d’organiser une Journée internationale des femmes en vue de servir à la propagande pour le vote des femmes.
La conférence réunit une centaine de femmes venues de 17 pays, et adopte aussitôt cette proposition, inspirée des manifestations d’ouvrières qui se sont déroulées aux États-Unis en 1908 et en 1909. Le 8 mars 1914, les femmes réclament le droit de vote en Allemagne. Elles l’obtiennent le 12 novembre 1918.



Emprisonnée en 1915 en raison de ses convictions pacifistes.
En 1916, elle joue avec Rosa Luxemburg, un rôle essentiel dans la création du parti communiste allemand.
En 1920, élue au Reichstag, Clara Zetkin assiste à la montée du nazisme en Allemagne, tandis que l’arrivée au pouvoir de Staline la met à l’écart de l’Internationale communiste. 
Le 30 août 1932, à 75 ans, elle est chargée, en sa qualité de doyenne du Reichstag, de prononcer le discours d’inauguration du parlement où dominent les chemises noires.
Elle lance un vibrant appel à lutter contre le nazisme. Ce sera sa dernière manifestation publique.
En exil à Moscou, elle meurt le 20 juin 1933 dans des conditions qui n’ont jamais été élucidées.

Ses convictions lui ont survécu.
Elle a défendu une conception du couple au sein duquel les partenaires devaient être égaux en droits.
Elle est favorable au divorce par consentement mutuel et pense que les garçons, comme les filles, doivent prendre part aux soins du ménage.
Mère de deux garçons, elle a vécu elle-même en union libre, et s’est toujours montrée une ardente partisane du travail des femmes, seul moyen pour elles d’accéder à l’autonomie.

En  France ce n'est qu'à partir de 1914, avec l'aide de Louise Saumoneau, une institutrice, que des Françaises se font entendre. 6 000 femmes se rassemblent au pied de la statue de Condorcet à Paris pour réclamer le droit de vote et l'égalité politique.
A partir de 1977, la "Journée internationale des femmes" est officielle.

Les Nations Unies invitent chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

Par Claire - Publié dans : Activités diverses
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 07:37
Consultez ce site si vous souhaitez participer à cet enthousiasmant projet que je viens pour ma part de découvrir.


                          J'ai "copié/collé" le projet



Projet : Développement d'une base de connaissance sur la poésie mondiale
1. Présentation du projet
Le projet de base d'information internationale sur la poésie veut combler une difficulté d'accès à une
information exhaustive dans ce domaine, liée à l'absence de médias proposant une information
structurée et à jour.
TouteLaPoésie, de par sa visibilité et le nombre de passionnés qu'elle regroupe (plus de 8000 membres) peut être un lieu efficace où tenir une information sur la poésie francophone au niveau mondial : exhaustive et à jour.
2. Esprit du projet
Créer une base de données qui présente les poètes, c'est proposer une porte d'entrée dans leur oeuvre.
Ce projet se définit ainsi : faire connaître les poètes pour encourager à les lire.
Cette base n'est pas un travail encyclopédique mais a pour objectif de proposer des accès aux oeuvres.
Montrer la richesse et la qualité de la poésie actuelle au grand public : ce projet veut palier un manque d'information sur la poésie contemporaine, notamment dans le domaine de la francophonie.
Une dimension idéologique : c'est la volonté de mettre en valeur le travail de poètes qui font contre - pouvoir afin de soutenir leur travail et de faire connaître à un large public la pluralité des expressions et des cultures mondiales. C'est se poser en porte-à-faux des idéologies qui font acte d'une mondialisation dominatrice et unilatérale.
3. Le choix des poètes
Les poètes présentés dans la base seront des poètes francophones ou traduits dont l'oeuvre est reconnue par le public.
4. Un projet participatif
Ce projet est ouvert à toute personne désirant s'y impliquer. Il sera nommé des responsables de rubrique (pour un auteur ou une région) qui dialogueront au sein du Groupe de recherche de Toute La Poésie.
Par Claire - Publié dans : Activités diverses
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 07:39
 
                                 En préparation ...
Si vous détenez des poèmes de K.D. ou si vous avez envie tout simplement de partager des souvenirs,
vous êtes les bienvenus.
 
Me contacter par l'intermédiaire d'OVERBLOG, dans la rubrique Commentaires.
MERCI, CHALEUREUSEMENT.
Claire Antoine (Atelier poésie) 
 





                                                   affiche atelier poésie deuxième version
Par Claire - Publié dans : Activités diverses - Communauté : La lorraine et les Lorrains.
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