citations. Notes.

Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 07:57

Je consigne sur ce blog ce qui m'intéresse un jour,

-donc définitivement pas pour toujours- ,

et pas nécessairement de moi loin s'en faut

( beaucoup d'extraits longs de textes puisés un peu partout avec le nom de l'auteur et les

liens )

 

mais, de moi aussi.

Ce sur  quoi je finis malgré tout par revenir;

je m'en rends compte...mes préoccupations donc;

que je relis et relie à une actualité concernant la ville où j'habite; le monde qui m'entoure;

et des événements personnels...

Et j'ai besoin de partager tout cela «To the happy few » qui cliquent sur mon site et y

restent parfois un peu. 

Par Claire (C.A.-L.) - Publié dans : citations. Notes.
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 07:55

http://laprecaritedusage.blog.lemonde.fr/2009/05/01/pole-de-creativite-le-recit-de-voyage-comme-genre-litteraire/

 

 

"...La vérité est que certains blogs expérimentent des types d’écriture mi intimes mi ouverts, entre le privé et le public.

A la différence des livres et des journaux, qui sont diffusés aveuglément, dans toutes les librairies possibles, les blogs forment des petites communautés plus ou moins consistantes.

Certains ont très peu de lecteurs, et font exprès d’être difficiles d’accès ; on va sur leur blog comme dans un appartement ou un atelier sombre, et on s’y sent accueilli seulement si on a été introduit au préalable.

On y lit des choses qui n’ont pas pour but d’intéresser le tout venant..."

Par Claire - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : lectures "critiques"d'ouvrages
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 06:03

affiche atelier poésie deuxième version   Extrait copié/collé du site officiel du Printemps des poètes www.printempsdespoetes.com  

                             Propos de  Jean-Pierre Siméon Directeur artistique du P.des P.

 

Comme nous l’écrivions l’an passé, les notions de résonnance et surtout de retentissement ,

sur lesquelles Gaston Bachelard avait déjà fortement attiré l’attention dans la Poétique de l’espace, paru en 1957,

devraient davantage être mises au cœur de l’approche de la poésie si l’on veut que

celle-ci ne reste pas une forme littéraire vide,

génératrice d’ennui mais devienne pour le lecteur, même novice,

une expérience dynamique d’être, un acte de participation vrai qui,

s’appuyant sur le pouvoir fondamental du langage, en particulier des images,

réanimant en nous des énergies cachées,

nous « appelle à un approfondissement de notre existence ».

Pour Bachelard, la résonance, relève d’une attitude psychologique, « sentimentale ».

Ce genre de réception s’effectue en surface.

Elle est ce qui permet d’entendre le poème, de le relier à certaines de nos thématiques ou problématiques familières.

Le retentissement lui, est une expérience en profondeur d’être.

Qui nous permet non plus d’entendre le poème mais de le parler comme s’il était devenu nôtre.

Nul ne peut préjuger de l’effet d’un poème.

Rassembler des auteurs et des textes très divers susceptibles d’éveiller d’une manière ou

d’une autre la conscience profonde du lecteur tout en provoquant comme il se doit son

intelligence sensible en résonnance avec l’expérience particulière et la personnalité

propre des jeunes lecteurs que nous espérons toucher et tous ne réussiront pas,

de ce fait, à percer, en chacun,

cette capacité d’indifférence que nous réservons malheureusement si souvent à ce qui nous

est au premier abord étranger.

Au bout du compte tous les participants sortiront enrichis d’une expérience de lecture

qui se sera faîte, pour eux, en eux, expérience de vie.

14e Printemps des Poètes 5 > 18 mars 2012

ENFANCES L'intitulé du 14ème Printemps des Poètes voudrait inviter à considérer quelle parole les poètes tiennent sur les commencements, apprentissage du monde entre blessures et émerveillements, appétit de vivre et affrontement à la « réalité rugueuse »,

comment leur écriture aussi garde mémoire du rapport premier,

libre et créatif, à la langue.

Ce sera aussi l'occasion de mettre en lumière cette poésie qui tient l'enfant

pour un interlocuteur sinon exclusif, du moins premier, une « poésie pour la jeunesse »

qui, fuyant tout didactisme, s'est profondément renouvelée au cours des dernières décennies."


Par Claire (C.A.-L.) - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : EXPRESSION ARTISTIQUE en LORRAINE au XXIème s.
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 06:42

 

Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Corps-sans-organes

 

...dans leurs œuvres communes : L'Anti-Œdipe et Mille plateaux.

Cependant, l'expression de « corps sans organes » a tout d'abord été formulée par le poète français Antonin Artaud.

Pour comprendre le CsO il est important de saisir la définition deleuzienne du désir.

Dans l'Anti-Œdipe (en 1972), Deleuze et Guattari remettent en cause explicitement la conception psychanalytique du désir.

Ce qui constitue le thème central de l'Anti-Œdipe, c'est que, pour Deleuze et Guattari,

le désir n'est pas une scène de théâtre (où se joue Hamlet par exemple).

Mais une usine qui produit sans cesse, qui crée des agencements, qui est cause de déterritorialisation et de reterritorialisation, des agencements machiniques de choses, des machines désirantes.

Le désir compris comme usine nous permet dès lors de concevoir les machines désirantes.

Car dans la nature et dans tout corps il n'y a que des agencements machiniques, une multiplicité de machines, machine désirante, mais aussi machine-organe, machine-énergie, et des couples, accouplements de machines.

Deleuze unit l'homme et la nature au travers d'un processus couplant les machines : « L'homme et la nature produisent l'un dans l'autre »:

Paradigme de la coextensivité du corps (dernier avatar du « moi » diront certains) et de la nature, corps intensif, corps immanent traversé de seuils, de niveaux, de vecteurs, de gradients d'intensité.

Le CsO est une production du désir, il s'oppose à l'organisme que nous font les machines désirantes.

Le corps souffre de ne pas avoir d'autre organisation, ou pas d'organisation du tout... Le CsO est un corps sans image (« avant » la représentation organique...), une anti-production, mais il est inévitable parce qu'il nous pénètre sans cesse, et sans cesse nous le pénétrons.

Le CsO est un programme, une expérimentation et non un fantasme.

Produit comme un tout à côté de parties auquel il s'ajoute, le CsO s'oppose à l'organisme.

Car c'est par le corps, et par les organes, que le désir passe et non par l'organisme.

Deleuze dans son Bacon explique « le corps sans organes se définit donc par un organe indéterminé, tandis que l’organisme se définit par des organes déterminés »

 

Désir et anti-désir, force de vie et puissance de mort, production et anti-production, le CsO est dangereux, inquiétant.

 Il peut souffrir, s’emballer, dériver, se révolter, proliférer ou se détraquer : « Ce n’est pas du tout une notion, un concept, plutôt une pratique, un ensemble de pratique. » 

Corps de l’hypocondriaque qui perçoit la destruction progressive de ses organes ; 

corps paranoïaque attaqué par des influences hostiles extérieures et restauré par des énergies divines ; 

corps schizo plongé dans la catatonie

corps drogué ; 

corps masochiste qui se fait coudre, suspendre, désarticuler

corps désapproprié, défonctionnalisé, dé-dominant, dé-séparé de son environnement, aspiré par tout ce qui l’entoure, inspiré par tous ses pores, sans hiérarchie, dilaté par la jouissance, l’angoisse et le désir, au point de former un « œuf » ouvert sur l’infini de son territoire existentiel.

 

Si l’hybridation de l’homme et des technologies peut être pensée comme un métissage qui lui ouvre de nouveaux devenirs (L’hybridation est-elle normale ?, Bernard Andrieu),

l’action de se brancher à une prothèse ou un organe artificiel se vit également comme une expérimentation en intensité,

une tentative de se défaire de ses organes « naturels » pour accueillir une forme étrangère,

avec tout un théâtre de la cruauté fait de passages de seuils, de ratages ou de rejets qui mettent le corps en péril. 

Par Claire (C.A.-L.) - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : lectures "critiques"d'ouvrages
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 18:47
L'article complet et d'autres du même auteur vous attendent sur  :
http://www.bennyeliram.com/article-la-poesie-est-morte-43320840.html
Comme monsieur Jourdain qui se rend compte qu'il dit de la prose depuis quarante ans,
n'importe qui serait à même d'écrire de la poésie car il pratique la rime.

Deviennent poètes les adolescents en crise existentielle,
les chanteurs "à texte" (il vaut mieux d'ailleurs),
les slammers,
les romantiques du quotidien
et les ménagères.
Inversement, les étagères consacrées à la poésie dans les librairies sont désertées.
A l'exception de quelques grands classiques qu'achètent, malgré eux, les collégiens et les lycéens,
il n'existe plus de poètes en-dehors de ce mémoriel entretenu par l'éducation nationale.
La poésie est un art qui a un pied dans la tombe et l'autre qui se fond dans l'oubli.
                                           La poésie est morte.

ARGUMENTS ( Je n'ai gardé que ce qui me semblait essentiel à mon propos)
Ma réflexion sur cet art mortifié exige de faire une autopsie.
Peut-être car, à l'origine, elle se confond avec la prière, le désenchantement du monde analysé par Marcel Gauchet atteint ce genre littéraire par ses racines.
... Plusieurs symptômes expliquent ... lente déchéance amorcée dans la seconde moitié du XXe siècle
pour que la poésie meure en ce début du XXIe siècle.
Parmi ceux-ci, je vois deux raisons majeures au-delà des talents individuels
 En premier lieu, l'édition et de nouvelles logiques propres à ce secteur a fini par précipiter la poésie en un genre mineur,
totalement délié du marché.
... deuxième raison ... changement de société... Sans reprendre la thèse de Marcel Gauchet ... déperdition de l'esthétisme ...
=>valeurs post-matérialistes appréhendent l'art comme un moyen d'être
et non une finalité en soi d'exprimer l'idée sensible.
La poésie est touchée - comme tout genre littéraire - par la confusion entre le "beau" et le "bien".
Cette confusion apporte la platitude du moment comme le moyen d'être délie les artistes de la pratique pour leur consacrer un statut social illusoire.
... sensible et expressive à son paroxysme, elle ne peut plus amorcer sa mue pour convenir aux logiques mercantiles...


Alors, que faire ?
Probablement, donner au poète une autre image que celle représentée dans la société,
passer outre les logiques commerciales
et, surtout, réhabiliter la démarche esthétique qui différencie les vers de ces phrases à rimes.
En cela, si la poésie appartient à tout le monde, il persiste une séparation entre ce genre littéraire et une langue qui se veut poétique. C'est dans la réhabilitation du genre que la langue s'en trouvera, au final, amélioré. Pour le moment, on ne peut que regretter la mort de la poésie mais, pour en écrire et vous en faire part suffisamment sur cet espace, je forge un espoir messianique dans la renaissance de cet art.
Par Claire - Publié dans : citations. Notes. - Communauté : lectures "critiques"d'ouvrages
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